Sans PatrieArticlesImportant pour tous les sp ivoiriens originaires de cette region et exposés à des mesures de retour forcéDroits de l'Homme: situation encore préoccupante dans l'Ouest ivoirien 26.06.08 | 23h21 Posté le 27/06/2008 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Pas si loin, à AngersLe week end dernier, un fait très grave est pratiquement passé inaperçu : un enfant de 11 ans, qui a perdu sa mère il y a peu, se retrouve seul car l'Etat français a décidé d'expulser vers la Côte d'Ivoire (à ce propos, voir article suivant dans cette même rubrique), son papa qui en avait la garde légale. L. Posté le 27/06/2008 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Dans les filets des pêcheurs, les cadavres des migrants.Pendant qu’on débat du délit de clandestinité à Rome Cadavres d’immigrants dans les filets des pêcheurs. MARSALA Alfredo PALERME - Ils ont hissé à bord cinq corps, l’un après l’autre, tandis que l’équipage du Sirio installait les 27 survivants, dont sept femmes, dans la cale. Bilan qui s’est cependant aggravé en quelques heures. A environ 60 miles de la Libye et 140 des côtes italiennes, le patrouilleur de la marine militaire a aperçu et récupéré d’autres cadavres à la dérive : six, sept, huit… Le compte, dans la soirée, est monté à treize morts. Mais la tragédie pourrait avoir des dimensions plus grandes. Des eaux du Canal de Sicile, qui est devenu le cimetière de la Méditerranée, pourraient émerger encore d’autres corps. Les marins du Sirio en sont convaincus ; pour eux le mauvais temps et la mer démontée auraient provoqué le naufrage de plusieurs barques parties des côtes au sud de Tripoli ces derniers jours. L’hypothèse se fonde sur l’examen des treize cadavres, dont trois étaient en état de décomposition avancée. Il est donc probable que les victimes aient fait partie de plusieurs groupes de migrants à bord de barques naufragées dans des endroits différents du Canal. Un autre corps, dans la même période de patrouille du Sirio, a été retrouvé au milieu des écueils à Linosa, la plus petite des Pélages. Ces morts s’ajoutent aux autres, récupérés quelques jours auparavant, au large de Malte par un garde-côte italien qui a ensuite consigné les corps aux autorités de La Valette. Massacre sans fin, donc, tandis que se fait de plus en plus âpre le débat sur l’introduction du délit de clandestinité, contre lequel se sont élevés hier les magistrats, et même Lawrence Gonzi, le premier ministre de Malte : où les migrants sont jetés en prison et où des trafiquants sans scrupules traitent avec des esclavagistes de Pékin l’entrée de Chinois qui tentent ensuite de rejoindre d’autres pays d’Europe. Dans cette énième tragédie de la mer, il faut aussi raconter le geste, qui ouvre une brèche d’espoir, du groupe de pêcheurs du bateau Ariete. L’embarcation, qui avait levé l’ancre de Mazaro del Vallo malgré la mobilisation dans de nombreux ports de pêche d’Italie contre le prix du gasoil, se trouvait à 55 miles de la Libye quand elle est tombée sur la barque chargée de migrants. « Nous les avons aperçus vers les 18 heures (jeudi 6, ndr) - raconte Gaspare Marrronr, commandant le bateau. Ils étaient une trentaine, la petite barque en vitrorésine luttait contre la mer démontée et le vent. Ils se sont dirigés vers nous, quand ils ont été très près une vague terrible les a renversés et ils se sont tous retrouvés à l’eau ». Parmi eux sept femmes. « Ils hurlaient et demandaient désespérément de l’aide – poursuit le capitaine - mais nos manœuvres étaient difficiles à cause de la cage pour l’élevage des thons que nous tirions. Alors j’ai lâché la cage et nous les avons secourus : nous sommes arrivés à en sauver 27, les autres on les a vus se noyer sous nos yeux ». Les survivants ont parlé de trois disparus, mais l’équipage du Sirio a ensuite récupéré dans la même zone les treize cadavres. Les survivants sont surtout somaliens, et quelques sénégalais. « Après les avoir sauvés nous avons raccroché la cage – ajoute le capitaine de l’Ariete - et nous avons mis le cap vers le navire de la marine, qui nous a rejoints à l’aube, pour faire le transfert. Nous n’avons su qu’après que les corps de ces malheureux avaient été repêchés. ». Le Sirio, avec sa charge de survivants et de morts, a mis le cap sur Porto Empedocle, la pointe de la province d’Agrigente, la plus proche du lieu du naufrage. « La loi de la mer – rappelle le capitaine Marrone - nous impose d’aider ceux qui sont en difficulté, même au risque de notre vie. Nous n’avons fait que notre devoir, maintenant on retourne à notre travail. Nous resterons en mer une vingtaine de jours encore, et puis, enfin, on rentrera chez nous ». Il y a aussi, par contre, ceux qui pensent à repousser les migrants. « Je demanderai l’intervention de l’armée », avertit Angela Maraventano, adjointe au maire de Lampedusa et sénatrice de la Lega nord. « Ce massacre doit finir, le gouvernement doit le comprendre. A Lampedusa il manque de l’eau, il manque un hôpital, il manque de transports et nous ne pouvons pas accueillir ces gens. Nous avons besoin de travailler avec le tourisme, pas avec les clandestins ». Et : « Ici il n‘y a pas de morgue, même pas une cellule frigorifique ». Edition de samedi 7 juin 2008 de il manifesto Posté le 10/06/2008 | 12 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article A Bordeaux aussiASSOCIATION DE SOLIDARITE AVEC LES TRAVAILLEURS IMMIGRES Bordeaux le 03/06/2008
COMMUNIQUE DE PRESSE L'A.S.T.I de Bordeaux dénonce l'acharnement policier à l'encontre d'un ressortissant Malien. Aux alentours de 7 heures ce matin, deux policiers en civil ont frappé à la porte de son domicile. Bakary venant de passer un mois à la maison d'arrêt de Gradignan pour séjour irrégulier et ne voulant renouveler l'expérience, n'a fait ni une ni deux et a tenté de s'enfuir en sautant par la fenêtre. Heureusement il n'habite qu'au premier étage. Transporté aux urgences du tripode il se retrouve maintenant plâtré jusqu'au genou et immobilisé pour une période de 45 jours pour commencer. Bakary était sur le point de déposer une demande de régularisation par le travail dans la foulée du mouvement parisien de sans papier. En effet bien qu'il réside en France depuis 1999, travaille et déclare ses impôts et les acquitte, Bakary est pourchassé comme un grand délinquant… Nous dénonçons cette course au chiffre en matière d'expulsions qui, ce matin aurait pu conduire au drame. Posté le 04/06/2008 | 15 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article L'Algérie ouvre des centres de rétentionScandaleux !L’Algérie tourne le dos à son histoire. Elle a en effet décidé de créer des centres de rétention pour les immigrants clandestins en provenance de l’Afrique subsaharienne. Une décision extrêmement étonnante et surprenante d’un pays qui se voulait d’être le porte-parole de l’africanité. Elle fait d’autant plus mal que l’Algérie était très respectée en Afrique pour sa lutte de libération nationale. Elle était aussi respectée pour avoir été, après son indépendance, parmi les principaux soutiens des peuples africains en lutte contre le colonialisme et le racisme en Angola avec le MPLA, en Namibie avec le SWAPO, au Mozambique avec le FRELIMO, en Guinée-Bissau-Cap-Vert avec le PAIGC, en Afrique du Sud avec l’ANC. Son appui inconditionnel à ces mouvements lui a d’ailleurs valu d’être qualifiée de « Mecque des révolutionnaires » par le défunt Amilcar Cabral. En tant que chef de file du mouvement des pays non-alignés, notre pays était en pointe dans les forums internationaux pour la défense des peuples opprimés. Il était assez bien placé pour le faire d’autant que lui aussi a grandement souffert du colonialisme. Pire, durant la guerre, une bonne partie de la population a été parquée dans des camps d’internement. Et voilà que c’est ce pays qui crée aujourd’hui des centres qu’il appelle pudiquement de regroupement pour nos frères africains. Or, nos dirigeants clamaient haut et fort qu’ils ne seront jamais les sous-traitants de l’Europe et qu’ils ne feront pas la sale besogne à sa place. Ils répondaient à une démarche des Européens qui voulaient qu’on lutte à leur place contre l’immigration clandestine en créant des prisons pour des gens fuyant la misère et la faim et qui rêvent de trouver l’Eldorado de l’autre côté de la Méditerranée. Le Maroc et la Libye ont marché dans la combine, perdant ainsi leur âme et leur droit de se dire africains. Frantz Fanon doit se retourner dans sa tombe, lui qui a milité pour l’Algérie fraternelle, tolérante et phare du continent africain. Pourquoi les responsables algériens ont-ils fait voter cette loi scélérate ? Ont-ils subi des pressions occidentales ? Si oui, l’Algérie, qui a fait le 1er Novembre, contribué à la libération du continent, cette Algérie-là, nous la pleurerons parce qu’elle aura laissé la place à une république bananière. Elle a alors perdu son âme et son honneur. Déjà que plus personne n’écoute le pays sur la scène internationale et lui accorde peu de considération. La descente aux enfers continue. Posté le 03/06/2008 | 25 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article Rechercher dans les articles |