Cette semaine, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant a 20 ans !
RESF
22 NOVEMBRE AU CENTQUATRE : SIX HEURES POUR LES DROITS DE L'ENFANT ET DE LA FAMILLE SANS PAPIERS
Point d'orgue de la série de rondes organisées sur le parvis de Notre-Dame, les Six Heures pour le respect par l'Etat des droits de l'enfant et de la famille sans papiers auront lieu le 22 novembre au CentQuatre de 13h à 19h.
Il s'agira, à l'occasion du XXe anniversaire de la Convention internationale des droits de l'Enfant de mettre en évidence les traumatismes multiples et profonds générés par la politique féroce de M. Sarkozy sur les familles sans papiers et leurs enfants et d'exiger que la loi change dans ce domaine.
Artistes, intellectuels, médecins, magistrats, personnalités du monde associatif, syndical et politique feront entendre, ensemble, leur protestation contre les mauvais traitements infligés aux enfants, aux jeunes et aux familles.
* Romane Bohringer et nombre d'autres artistes et personnalités mettront leur talent au service de cette cause.
* La Défenseure des enfants Mme Dominique Versini prendra la parole.
* Des responsables syndicaux CGT, CFDT, FSU et Solidaires (Frédérique Dupont, Jean-Louis Malys, Gérard Aschiéri, Annick Coupé) apporteront leur soutien.
* Le professeur Bernard Golse, pédopsychiatre à l'hôpital Necker et d'autres cliniciens porteront, devant la magistrate Hélène Franco, un diagnostic sur les traumatismes profonds engendrés par la politique de M. Sarkozy.
* Le magistrat Serge Portelli, Jean-Pierre Dubois (président de la LDH) et Jean-Jacques Hazan (président de la FCPE) introduiront le débat dirigé par Aminata Traore sur le thème les politiques doivent prendre le relai, la loi doit changer. Pierre Laurent (PCF), Sandrine Mazetier (PS), Danielle Simonnet (PG), Noël Mamère (Verts), Alain Krivine (NPA) et Agnès Renaud (LO) en débattront.
22 novembre 13h 19 h au CentQuatre,
104 rue d'Aubervilliers
75019 Paris
Elles et ils ont annoncé leur présence au CentQuatre le 22 novembre:
Jean-Claude AMARA, Droits Devant, Eliane ASSASSI, sénatrice de Seine St-Denis, PCF, Gérard ASCHIERI, secrétaire national FSU, Florence AUBENAS, journaliste, Martine AUBRY 1ère secrétaire du Parti socialiste,
Marianne BABY, co-secrétaire générale SNUIPP, Miguel BENNASAYAG, psychanalyste,
Romane BOHRINGER comédienne, Jean-Pierre BRARD, député de Seine St-Denis, PC, Dominique BRENGARD, pédopsychiatre, Thierry CADART secrétaire général SGEN CFDT,
CALI, chanteur, Laurent CANTET, cinéaste, Philippe CASTEL, secrétaire national SNES,
CHARB, dessinateur, Marie-Françoise COLOMBANI, journaliste, Collectif des exilés du 10ème,
Annick COUPE, porte-parole de Solidaires, Bernard DEFRANCE, philosophe, vice président de DEI,
Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des droits de l'homme, Frédérique DUPONT, secrétaire confédérale CGT, Philippe DUPONT, secrétaire national SNUIpp, Myriam EL KHOMRI, conseillère de Paris, Jean-Baptiste EYRAUD, porte parole du DAL
FAUJOUR, dessinateur, Georges Yoram FEDERMANN, psychiatre, Hélène FRANCO, magistrate,
Dan FRANCK, écrivain, FRED, des Ogres de Barback, Anne GINTZBURGER, journaliste,
Christophe GIRARD, adjoint au Maire de Paris, Daniel GOLDBERG, député de Seine St-Denis, PS,
Bernard GOLSE, pédopsychiatre, Dominique GRANGE, chanteuse, Bernadette GROISON, FSU,
Mathieu HANOTIN, vice-président du Conseil général de Seine St Denis, PS, Alain KRIVINE, NPA,
Valérie LANG, comédienne, Pierre LAURENT, PC,
Jean-Louis MALYS, Secrétaire National CFDT, Noël MAMERE, député de Gironde, Les Verts,
Sandrine MAZETIER, députée de Paris, secrétaire nationale PS, Bernadette PEIGNAT, secrétaire nationale SGEN CFDT, Serge PORTELLI, magistrat, Claire PUYBARET-BATAILLE, pédopsychiatre,
Agnès RENAUD, Lutte Ouvrière, REZA, photographe, RISS, dessinateur,
Jean-Philippe RYKIEL, musicien, Emmanuel TERRAY, anthropologue,
Aminata TRAORE, écrivaine, ancienne ministre de la culture du Mali, Danielle SIMONNET, Parti de Gauche, Yacouba SISSOKO, musicien, Francesca SOLLEVILLE, chanteuse,
TIKEN JAH FAKOLY, musicien, Dominique VERSINI, Défenseure des enfants
Pascal, des ZGABOONISTES
Parmi les personnalités venues sur le parvis de Notre-Dame depuis le 15 septembre :
Le pasteur Jean-Charles Tenreiro, président du Conseil régional d'Ile-de-France de l'Eglise réformée, le Père Baudouin Roger, chapelain de Notre-Dame, représentant de l'Eglise catholique, Patrick Peugeot, président de la Cimade, Florence Aubenas, le chanteur Cali, les écrivains Dan Franck et Maurice Rasjfus, le psychanalyste Miguel Benasayag, les magistrats Hélène Franco et Serge Portelli, l'avocate Dominique Noguères, Jean-Pierre Dubois président de la LDH et de son secrétaire général Dominique Guibert, Jérôme Martinez et Sarah Belaïch pour la Cimade, Bernadette Hétier pour le MRAP, le chercheur Emmanuel Terray, les dessinateurs Charb et Cabu, le médecin urgentiste Patrick Pelloux, Michel Sangam, président de la FCPE Paris, Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU, Christophe Lambert, Secrétaire du SNUIPP Paris, Patrick Désiré co-secrétaire général de l'UNSEN-CGT, Raymond Chauveau (CGT, au nom des travailleurs sans papiers), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Philippe Lengrand, secrétaire général de la fédération CFDT Ile des France, Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de France, le cinéaste Laurent Cantet, Jean Haffner du Secours Catholique. Des personnalités politiques se sont aussi déplacées, entre autres Sandrine Mazetier pour le PS, Jean-Luc Mélenchon, Danielle Simonnet et Alexis Corbières pour le PG, Nicole Borvo, Patrice Bessac et Pierre Laurent pour le PCF, Alain Pojolat pour le NPA, Martine Billard, Jacques Boutault, Yves Contassot pour les Verts, Pascale Boistard, adjointe au Maire de Paris, Mathieu Hanotin, vice-président du Conseil général du 93, Pascal Buchet, 1er secrétaire PS du 92, François Bayrou, président du MoDem, Clémentine Autain (FASE).
Posté le 22/11/2009 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Besson s'attaque aux mariages mixtes
Eric Besson s'attaque au mariage mixte, vieille tradition française
Par Chloé Leprince | Rue89 | 19/11/2009 | 15H32
Eric
Besson a décidé de mener l'assaut contre ce qu'il appelle « le mariage
gris » : une union contractéé par un Français qui ignorerait que le but
de son partenaire serait uniquement d'obtenir des papiers. Le 18
novembre, le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale a
annoncé le lancement d'un groupe de travail sur « l'escroquerie
sentimentale à but migratoire ».
L'expression, plutôt méconnue, a heurté bon nombre d'esprits. Les
Verts, par exemple, se sont fendus d'un communiqué, déplorant jusqu'à
un jeu de mots avec « gris », insulte antiarabe qu'on peut ranger aux
côtés de « bicots » ou « bougnoules ».
Mais l'expression n'est pas l'œuvre du transfuge du PS. Depuis sa
naissance en 2007, Rue89 a reçu plusieurs e-mails d'internautes sur le
sujet, qui parlaient déjà de « mariages gris ».
Déjà des blogs sur le Net
Sur le Net, on trouve quelques occurences datant de 2007, ainsi qu'une petite brassée de blogs perso.
On y ressasse promesses déchues, amours à distance, sentiments bafoués.
Ces femmes (elles sont majoritaires) qui s'épanchent parlent bien de
« mariage gris » après avoir été quittées aussitôt l'époux muni de
papiers en règle.
Pour la plupart, elles disent bien se garder de « faire des
généralités ». Eric Besson, lui, insiste sur la vulnérabilité des
moitiés abusées mais n'avance aucun chiffre pour justifier sa volonté
de durcir de l'arsenal législatif. Il estime que les victimes seraient
« plusieurs milliers ». Mickael Cohen, avocat membre du groupe de
travail, parie pour sa part sur un phénomène en pleine augmentation.
Sauf qu'en plein débat sur l'identité nationale, la mise en exergue
d'un phénomène de l'ordre de « plusieurs milliers » est évidemment un
biais. Vu que, comme la trilogie éternelle « baguette, béret,
camembert », le mariage mixte est bien une tradition française.
Un mariage sur trois est mixte
C'est ce qu'observait sur Rue89 il y a un an déjà Claire Zalc à l'occasion de la première grande expo de la Cité de l'immigration :
l'historienne rappelait que le nombre d'étrangers en France est à peine
plus elevé aujourd'hui qu'entre les deux guerres. En 2008, un peu moins
d'un mariage sur trois liait un Français à un étranger : 84 000 unions
mixtes pour 273 500 mariages célébrés (des chiffres revus à la baisse
par certains universitaires).
Or l'argument d'Eric Besson pour étayer sa traque des « escroqueries
sentimentales » est que la France est « une nation particulièrement
généreuse » en matière de mariages mixtes. Comme si l'union d'un de ses
citoyens avec un(e) étranger(e) relevait de la tolérance.
Le ministère ne cache pas que le mariage mixte fait l'objet de toute
son attention, et pour cause : le mariage reste la première cause
migratoire vers l'Hexagone. Une autorisation long séjour sur deux est
délivrée à des époux ayant fraichement convolé.
Officiellement, aucun objectif ne circule quant à une réduction de
ce flux migratoire qui existe de longue date en France. Dans son
comminiqué, SOS Racisme a dénoncé une rhétorique « qui renvoie aux mêmes ressorts qu'en 2007 lors de la tentative d'instauration des tests ADN : lier immigration et fraude, s'en prendre au droit de vivre en famille et lancer de faux débats ».
Posté le 20/11/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article