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Collectif de soutien aux sans-papiers de Rennes : le procès en appel reporté en janvier



En avril 2008, trois militants du collectif de soutien aux sans-papiers étaient poursuivis pour injure envers l'Etat. Suite à leur relaxe, le parquet a fait appel. Prévu la semaine prochaine, le procès aura finalement lieu en janvier 2010.

L'appel aurait dû avoir lieu mardi prochain, le 10 novembre. Finalement, le procès des trois militants du collectif de soutien aux sans-papiers aura lieu en janvier 2010. Malgré ce report de dernière minute, environ soixante-dix personnes s'étaient réunies ce samedi après-midi, place de la mairie à Rennes. Elles étaient venues redire leur indignation de voir trois militants rennais poursuivis en appel par le parquet de Rennes alors qu'en janvier dernier, le tribunal correctionnel avait prononcé leur relaxe.

Une décision qui intervenait suite à la plainte déposée en avril 2008 par le ministère de l'intérieur pour "diffamation et injures publiques à l'encontre d'un corps constitué de l'Etat" à savoir la police aux frontières. Trois tracts et deux affiches servaient de support à la plainte.

"Ce procès n'est pas que celui de trois rennais", a lancé Xavier du collectif de soutien aux sans-papiers. Il va dans le même sens que la politique générale du gouvernement. Aujourd'hui, on poursuit des gens uniquement parce qu'ils aident des personnes dans le besoin, on reconduit des pères de famille dans leur pays en guerre alors que leur épouse reste en France avec les enfants ! On détruit des cabanes de fortune qui sont le seul abris de gens qui dorment dehors."

Le procès ayant été reporté, le collectif repousse également les actions de mobilisation qu'il avait prévues. Rendez-vous en janvier prochain.

C.S.
Posté le 08/11/2009 | 7 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Demandeurs d’asile : la colère du maire d’Angers


Faute d’être reçu par le Premier ministre, en visite à Angers, le maire Jean-Claude Antonini s’est contenté de lui remettre un courrier en main propre, ce matin.  Faute d’être reçu par le Premier ministre, en visite à Angers, le maire Jean-Claude Antonini s’est contenté de lui remettre un courrier en main propre, ce matin.

Cela fait des mois que le maire d’Angers tente d’alerter le gouvernement sur la question des demandeurs d’asile. Ce matin, faute d'être reçu à ce sujet par le Premier ministre en visite à Angers, Jean-Claude Antonini lui a remis en main propre un courrier dans lequel il demande à l’Etat de prendre ses responsabilités. « 50 % des demandeurs d’asile dénombrés dans les Pays de la Loire sont à Angers », observe Jean-Claude Antonini. « Nous sommes désormais au bord d’un nouveau Sangatte dans notre ville ». Les squats se multiplient et un campement a récemment vu le jour au pied de l’Hôtel de ville. Le maire d’Angers, qui déplore ce drame humain, poursuit : « La solidarité angevine est durement éprouvée : elle ne peut plus être sollicitée. L’Etat doit agir, et agir rapidement ».

Ouest-France

Posté le 08/11/2009 | 10 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

vendredi 6 novembre

  • Mr I., interpellé hier matin à son domicile à Orgère un mois après être sorti du CRA, a été expulsé cette nuit vers le Kosovo, laissant seuls sa femme et ses 3 enfants !
  • Nous avons appris aujourd'hui que parmi les 11 vietnamiens raflés à Cherbourg, 5 (dont 1 femme) ont été libérés mercredi par le JLD pour cause de minorité.
  • Une trentaine de demandeurs d'asile soutenus par le DAL ont été évacués par la Police dans l'après-midi des anciens logements de fonction de l'Ecole du Gacet qu'ils occupaient.
 


Posté le 06/11/2009 | 13 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Occupation du DAL 35 pour les demandeurs d'asile

Occupation des anciens logements de fonction de l’école du Gacet


Les anciens logements de fonction de l’école du Gacet.

Depuis mercredi après-midi, l’association Droit au logement (Dal) a investi, boulevard du Portugal, les anciens logements de fonction de l’école du Gacet avec une cinquantaine de personnes à la rue. Essentiellement des hommes et des femmes de la République démocratique du Congo, de Chine et d’Arménie. Des personnes disposant d’un titre de séjour, mais sans hébergement depuis des mois.

« Il n’est pas normal qu’autant de gens, dont des femmes enceintes et des enfants, ne puissent pas trouver de solutions d’hébergement à Rennes et soient obligées de rester dans la rue, s’indigne Yannick, du Dal. La municipalité ne prend même plus la peine de dépêcher sur place un élu et demande l’expulsion quasi immédiate des logements municipaux vides que nous occupons. » À savoir que la trêve hivernale des expulsions ne s’applique pas à ces personnes.


Posté le 06/11/2009 | 14 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Jeudi 5 novembre

Une bonne nouvelle : F.D, la femme ivoirienne de 60 ans, placée au CRA vendredi,  libérée par le JLD samedi et présentée au Tribunal Administratif mercredi, a vu son arrêté de reconduite à la frontière levé pour vice de forme. La préfecture a cependant décidé de reconsidérer sa situation.

Merci à tous ceux qui l'ont soutenue.

Une mauvaise nouvelle : Mr I., kosovar, père de 3 enfants, sorti du CRA depuis 1 mois a été à nouveau interpellé à son domicile à Orgères et remis au CRA.

Demain : Besoin de soutien pour 2 Marocains qui comparaissent devant le JLD  vendredi 6 novembre à 9h30.


Posté le 05/11/2009 | 19 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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