samedi 24 octobre
Nombreux JLD comme à chaque fin de semaine :
hier : O.F Sénégalais interpellé à Nantes a été prolongé de 15 jours.
MLG, Guinéen, 17 ans de présence en France et grand-père de 2 petits fils français a été prolongé de 15 jours alors que le consulat de Guinée ne répond plus aux demandes de laisser-passez depuis les émeutes...
Aujourd'hui : A.B, Marocain interpellé à son domicile à St Nazaire a été prolongé de 5 jours en JLD2
Une jeune Roumaine de 23 ans a été remise en liberté.
(3 autres retenus présentés, mais décisions non communiquées).
Posté le 24/10/2009 | 13 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Paris et Rome veulent renforcer Frontex
vendredi 23 octobre 2009 15h19
PARIS (Reuters) - La France et l'Italie ont demandé un renforcement des
moyens de l'agence pour la sécurité et la protection des frontières de l'Union
européenne (Frontex), afin notamment qu'elle soit en mesure d'organiser
régulièrement des vols groupés de rapatriement d'immigrés clandestins.
Dans une lettre à la présidence suédoise de l'UE, Nicolas Sarkozy et le
président du Conseil italien Silvio Berlusconi réclament en outre l'élaboration
par les Vingt-Sept d'une "doctrine d'engagement claire et partagée"
des opérations maritimes d'interception de clandestins en Méditerranée.
Dans leur lettre publiée vendredi par l'Elysée, ils jugent que les filières
d'immigration illégale "exercent une pression sans précédent sur les
frontières extérieures de l'Union européenne, en particulier en
Méditerranée".
Ces filières mettent selon eux à l'épreuve la politique définie par le Pacte
européen de l'immigration adopté fin 2008.
Pour ces raisons, ils estiment que le Conseil européen des 29 et 30 octobre
doit décider "immédiatement d'axes de travail" sur le sujet et que
des orientations politiques "claires et précises" sur le renforcement
de Frontex sont "indispensables".
Pour lutter tout particulièrement contre l'immigration clandestine en
Méditerranée, la France et l'Italie réclament que Frontex noue une coopération
avec chacun des Etats de départ des migrants.
L'affrètement régulier par l'agence "de vols groupés pour des
opérations communes de reconduite au niveau européen" est un autre de
leurs souhaits, la publication de cette lettre intervenant en pleine polémique
en France sur les conditions du renvoi d'immigrés afghans dans leur pays.
Paris et Rome veulent en outre un accord spécifique avec la Libye "pour
consolider le mouvement récent de réduction des flux migratoires" en
provenance de ce pays.
Il devra selon eux
"comporter des clauses opérationnelles pour appuyer ses efforts de
maîtrise des frontières libyennes et renforcer la coopération en matière de
retour".
La France et l'Italie mentionnent également la nécessité d'efforts en
direction de la Turquie et, plus généralement, d'une "véritable
mobilisation des pays d'origine, de transit et de destination" pour que la
lutte contre les filières clandestines soit au centre de leur coopération.
Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse
Posté le 24/10/2009 | 14 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Les mariages en couleurs ne sont pas des mariages blancs
Rassemblement le 24 Octobre

Les
Amoureux au ban public protestent contre la suspicion grandissante qui
pèse sur les mariages franco-étrangers et publient "Couples
franco-étrangers, des mariages comme les autres", guide juridique à
destination des maires et des agents d'état civil.
A l'occasion du lancement de Couples franco-étrangers, des mariages
comme les autres, guide juridique à destination des maires et des
agents d'état civil le Collectif des Amoureux au ban public
Ile-de-France organise une rencontre en présence d'élus de la région,
le samedi 24 octobre 2009 de 14h à 17h au Centre social Le Picoulet, situé au 59 rue de la Fontaine au Roi, Paris, 11ème.
Le Guide juridique sera introduit par Pascale Boistard, adjointe au maire de Paris en charge de l'intégration et des étrangers non-communautaires,
de représentants des Amoureux au ban public, de Jérome Martinez,
Délégué national de la région Ile-de-France à La Cimade et d'Olivier
Joulin du Syndicat de la magistrature. Cette prise de parole sera
suivie d'une courte performance théâtrale et d'ateliers visant à faire
connaître les atteintes faites aux droits des couples franco-étrangers.
Au nom de la lutte contre les " mariages blancs ", les couples
franco-étrangers se voient de plus en plus fréquemment soupçonnés par
une administration souvent ignorante de la loi. Dans ce contexte, les
maires et les officiers d'état civil sont régulièrement incités à aller
au-delà de leur compétence pour devenir acteurs du contrôle de
l'immigration.
C'est en vue de mettre fin à ces pratiques, que le Guide juridique a
été réalisé par le collectif des Amoureux au ban public et co-signé par
le Syndicat de la Magistrature. Il est actuellement diffusé dans les
différentes mairies sur l'ensemble du territoire français.
Selon le cinquième rapport du Comité interministériel de contrôle de
l'immigration, le nombre d'étrangers extra-communautaires admis à
séjourner durablement en France en 2007 s'élève à 171 222 personnes,
dont 38 054 conjoints de Français. Les conjoints de Français
représentent donc un peu plus de 22 % de l'immigration totale. Un
bulletin d'information du Ministère de la Justice précise que les
juridictions françaises ont annulé 737 mariages en 2004, dont 395 ont
été identifiés comme des « mariages blancs ». Sur les 88 123 mariages
franco-étrangers célébrés en 2004, la proportion de mariages dont le
caractère fictif a été constaté par les tribunaux est donc égale à
0,45 %.
Victimes du durcissement permanent des politiques migratoires en
France, les couples franco-étrangers sont lésés dans leurs droits les
plus essentiels : la liberté de mariage avec le conjoint de leur choix,
un droit fondamental garanti par la Const! itution et les conventions
internationales de protection des droits de l'homme.
Ainsi, les couples franco-étrangers se retrouvent exposés à des
enquêtes ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie,
voire à des interpellations qui peuvent conduire à l'expulsion du
conjoint étranger, réduisant à néant la liberté de mariage et le droit
de vivre une vie familiale normale.
L'action du 24 octobre 2009 entend marquer le début d'une période de
rencontres proposées par les Amoureux au ban public aux élus locaux
afin de les sensibiliser aux droits des couples franco-étrangers et
ainsi permettre que la liberté d'aimer et de se marier avec la personne
de son choix soit pleinement respectée.
LES AMOUREUX AU BAN PUBLIC
"Toute personne est libre d'aimer la personne de son choix, quelles que
soient les différences de nationalité, d'âge, de sexe ou de religion."
Déclaration des Amoureux au ban public, article 1
Le premier collectif des " Amoureux au ban public " est né en juin 2007 à Montpellier, sous l'impulsion de La Cimade.
Par cette initiative, plusieurs dizaines de couples franco-étrangers
décidaient de s'engage! r dans la défense collective de leur droit de
mener une vie familiale normale, droit fondamental mis à mal par le
durcissement continu des lois et des pratiques administratives. En
quelques mois, les Amoureux au ban public sont devenus un mouvement
citoyen national implanté dans de nombreuses villes de France, avec 34
collectifs, et animé par près de 2000 couples mixtes.
La première grande campagne des ABP, lancée le 16 juillet 2008, a
permis de faire connaître le mouvement et mettre en lumière les
difficultés des couples mixtes, et obtenir une modification de la
législation pour que le droit d'aimer la personne de son choix soit
enfin reconnu.
En savoir plus : http://amoureuxauban.net
vendredi 23 octobre 2009.
Posté le 24/10/2009 | 18 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
jeudi 22 octobre (suite)
Bonne nouvelle : Anis a été libéré par la Cour d'appel. Le référé liberté n'a plus lieu d'être, l'audience au T.A est donc annulée demain.
JLD du jour :
Mr Y, Palestinen, a été prolongé de 15 jours.
Me D., Ghanéen, a été prolongé de 15 jours pour la seconde fois.
Un Kurde, interpellé à Poitiers, a été assigné à résidence jusqu'au 28/10 date de son vol.
Mansour A.A, Egyptien, a été libéré par le JLD2.
Alexis, jeune Biélorusse a été libéré par le JLD1 (décision du proc non communiquée).
Djemal, père de famille géorgien, a été prolongé de 15 jours par le JLD2.
Posté le 22/10/2009 | 8 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
Jeudi 22 octobre
- Pour ceux qui peuvent aller les soutenir, quatre retenus passent cet après-midi au JLD (6ème étage de la Cité judiciaire).
- Demain matin, 23 octobre à 10h00, Anis G, le jeune Tunisien, interpellé à son domicile à Brest 2 jours avant son mariage, passe au tribunal administratif (contour de la Motte). C'est un "référé Liberté", une procédure peu utilisée. Un vol pour Tunis est déjà prévu Samedi. Cette audience est vraiment celle de la dernière chance. Anis souhaite la présence la plus nombreuse possible pour le soutenir. Que ceux qui peuvent viennent, c'est important.
Vous pouvez toujours relire cet article, posté sur le blog il y a quelques jours, concernant les interpellations d'étrangers en couple avec un(e) français(e).
Et aussi, dans OUEST FRANCE aujourd'hui :

Posté le 22/10/2009 | 14 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article