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vendredi 3 juillet

Le shampoing anti-expulsion fait des émules 

Depuis une quinzaine de jours au CRA de St Jacques (35), 5 retenus ont absorbé leur « kit hygiène » pour échapper à une reconduite à la frontière.
Le premier retenu à accomplir ce geste désespéré est un Marocain qui le 15 juin, après 18 ans de présence en France, a préféré ingurgiter un cocktail de produits moussants plutôt que d'être expulsé. Transporté inanimé aux urgences, il était présenté et libéré par le tribunal administratif 2 jours plus tard. L'audience était prévue avant son interpellation !
Le 21 juin, c'est un Tunisien qui après avoir été violenté par 3 gendarmes dès son réveil pour avoir perdu sa carte, a  absorbé du shampoing et des médicaments. Déjà affaibli par une grève de la faim et très choqué par ce déchaînement de violence injustifiée, il a été hospitalisé une journée avant d'être ramené au CRA puis transféré à nouveau le 23 juin au CHRS Guillaume Régnier pour une semaine.
Lundi 22 juin, c'est un Algérien, dont le vol était programmé, qui a absorbé shampoing, gel douche, mousse à raser et...pièces de monnaie ! Déserteur de l'armée algérienne, ses craintes d'un retour au pays sont légitimes. Informée de son refus de partir, une vingtaine de militants était présente pour  le soutenir  dès 5h30. Les premiers sur place ont entendu ses cris pendant que les gendarmes le
maintenaient de force, nu allongé dans l'herbe avant de le porter manu militari jusqu'à l'infirmerie. Son corps portait les traces de cette empoignade musclée ! Après l'intervention de SOS médecin, il a été envoyé aux urgences puis placé au CHRS Guillaume Régnier de Rennes par arrêté du
préfet de Loire Atlantique  pour une durée de 1 mois.

Le 1er juillet, c'est un travailleur malien depuis 9 ans en France, qui a également absorbé shampoing et menue monnaie, pour échapper à une expulsion vers Centre-Afrique, pays où il n'a jamais mis les pieds. Transporté inconscient par les pompiers aux urgences, il est également depuis le 2 juillet au CHRS Guillaume Régnier de Rennes devenu une annexe du CRA !

Aujourd'hui un 5è retenu, un Géorgien en France depuis 8 ans dont le vol était programmé dans la journée, a avalé plusieurs dosettes de shampoing et se trouve actuellement aux urgences...
La multiplication de ces tentatives est l'expression du profond désespoir de ces hommes installés en France depuis plusieurs années, qui préfèrent mettre leur vie en danger plutôt que de retourner dans leur pays.

 

Demain

A l'initiative du collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes :

Contre les dernières expulsions de personnes sans-papiers ; contre les arrestations récentes, comme S. qui est toujours au centre de rétention ou comme R. qui a été condamné à 1 mois de prison ferme ; contre les problèmes de logement et notamment la fermeture des plateformes départementales d'accueil des demandeurs d'asile ; contre, aussi, les pratiques policières, judiciaires... qui permettent ces arrestations, ces enfermements, ces expulsions en général ; contre tout ce qui nous fait peur ou nous fait vomir dans cette politique d'immigration nous appelons à :
 
UN ETALAGE GEANT PLACE DE LA MAIRIE
DEMAIN SAMEDI A 15H00
 
Tout sera de sortie : des tonnes de tracts, des affiches, des banderoles, tous les derniers coups de gueules pour dire publiquement ce qui se passe à Rennes, en France et aussi partout dans le monde...
 
Après ce rassemblement, est envisagé d'aller faire un tour du côté de la gare et précisemment aux locaux de la Police Aux Frontières.
Alors... REJOIGNEZ !
 


 


Posté le 03/07/2009 | 6 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Cour des comptes, rétention, commission ... : petite revue de presse instructive

La Cour des comptes critique la rétention des étrangers
LE MONDE | 02.07.09 | 10h13

Le coût annuel du maintien des étrangers dans les centres de rétention administrative (CRA) en métropole s'élève à 190,5 millions d'euros. Il a été calculé par la Cour des comptes à la demande de la commission des finances du Sénat, soucieuse d'évaluer la politique de reconduite à la frontière. Ce coût s'entend hors des dépenses d'interpellation, d'éloignement et de justice.[...]
Lire la suite :
 http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/02/la-cour-des-comptes-critique-la-retention-des-etrangers_1214199_3224.html

 

Laetitia Van Eeckhout Rétention des étrangers : la Cour des comptes critique
NOUVELOBS.COM | 02.07.2009 | 17:50

Si le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière continue à progresser depuis 2006, le taux d'exécution des mesures d'éloignement est très faible, moins d'une sur cinq,
Si le nombre d'interpellations d'étrangers en situation irrégulière continue à progresser depuis 2006, le taux d'exécution des mesures d'éloignement est très faible, moins d'une sur cinq, pointe un rapport de la Cour des Comptes rendu public mercredi 1er juillet. Le nombre de "retenus" en métropole - les étrangers en situation irrégulière placés en rétention - n'a cessé de croître de 2002 à 2008 (de 24.502 à 34.592), mais le taux de reconduction à la frontière a baissé (de 44,6% en 2003 à 41,7%). [...]

 Lire la suite : http://rss.nouvelobs.com/c/32262/f/437875/s/514a095/l/0Ltempsreel0Bnouvelobs0N0Cactualites0Csocial0C20A0A90A70A20BOBS28430Cretention0Ides0Ietrangers0I0Ila0Icour0Ides0Icomptes0Icritique0Bhtml0Didfx0FRSS0Inotr0Gxtor0FRSS0E17/story01.htm

 

Les coûts tordus de la rétention
La Cour des comptes pointe des lacunes dans le suivi des dépenses.

Par CATHERINE COROLLER


C'est dit poliment, mais le constat est là. Après avoir enquêté pendant huit mois, la Cour des comptes n'a pas réussi à évaluer précisément le coût global de la rétention administrative, cette étape de la politique d'immigration pendant laquelle les étrangers en situation irrégulière sont placés dans un centre de rétention administrative (CRA) ou un local de rétention administrative (LRA). En cause, «d'importantes lacunes dans le suivi des coûts», pointent les magistrats dans une enquête réalisée à la demande de la commission des finances du Sénat, et rendue publique hier [...]

Lire la suite :
http://www.liberation.fr/societe/0101577395-les-couts-tordus-de-la-retention


Posté le 03/07/2009 | 6 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Et dans les autres CRA, c'est comment ?

Centre de rétention de Vincennes, le 1er juillet 2009.

"Il y a des gens qui ont tenté de se suicider. Deux jours de suite. C’est
pour cela qu’on a fait le mouvement. Celui d’hier il avait un vol ce
matin. Il s’est pendu avec les draps. On est quarante ou cinquante dans le
centre.
C’est le deuxième jour de la grève de la faim. On ne mange pas depuis deux
jours. On a commencé avant-hier soir à minuit après une ultime tentative
de suicide. En 25 jours, il y a eu 5 tentatives de suicide. L'ambiance
était horrible au centre. Ca devenait fou, on regardait ça tous les jours
et on s'habituait, c'est fou on ne doit pas s'habituer à des gens qui
s'automutilent et se suicident tous les jours. Il fallait réagir à ça. On
était en train de devenir des monstres, on réagissait plus. On s’est dit
il faut réagir autrement, ne pas s’habituer. On s’est dit qu’un jour il y
allait avoir un mort, qu’on allait se retrouver avec un cadavre. On s’est
réuni dans la cour. La grève de la faim a commencée à minuit. On a décidé
de restituer les sacs du petit-déjeuner qu'ils nous donnent le soir. On
les a tous posés sur la table de ping-pong dans la cour.
 Le lendemain, les policiers ont réagit quand ils ont vu qu'on ne mangeait pas. Les flics
nous on dit : vous mangez pas ? On a dit non, on vous parlera après notre
réunion et on dira nos revendications. On s’est donc réunis vers 18h30
hier jusqu'à 22h00. La réunion a eu lieu dans la cour. Les flics ont fait
quelques tentatives d’intimidations du style « si vous restez tranquilles,
tout se passera bien, sinon, c’est la répression ». Ca ne nous a pas fait
peur. On est restés sereins. On a discuté d'autres trucs dans la réunion
mais c'est la grève de la faim qui a été décidée parceque notre mouvement
est pacifique.
Aujourd'hui, on a demandé du sucre pour notre grève, ils ont dit qu'ils
nous répondraient plus tard, deux heures après ils nous ont appelé et ils
ont dit ok, mais en fait après il y a une femme, je sais pas qui c'est,
qui a dit que non, qu'on doit prendre la nourriture qu'ils nous donnent.

On a prévenu des associations pour notre mouvement. On attend du soutien
maintenant.On a écrit une liste de revendications :
1) apporter une solution rapide et efficace aux retenus traumatisés par
les tentatives de suicide.
2) Améliorer les conditions de rétention : nourriture, hygiène,
comportements de la police et de l’administration. Parce qu’ils réagissent
de manière agressive. On n’a pas le choix pour les heures de repas, pour
acheter des clopes… Les consultations avec l’infirmière sont souvent
retardées ou refusées. Pareil avec la Cimade. Pour les visites, ils
essaient de décourager les gens en les faisant attendre. Ils nous disent
que c'est plein et qu'il faut attendre et quand on arrive aux visites on
se rend compte qu'en fait il y n'avait qu'une personne.
3) Prendre en considération les retenus gravement malades et leur offrir
des soins à l’extérieur. Il y a des gens qui ont des traitements et qu’ils
ne peuvent plus suivre ici.
4) Libérer les retenus qui ont une famille, des enfants en France, mariés
ou vivant avec une résidente française.
5) Offrir plus d’avocats commis d’office. En général, il y a un seul
commis d’office pour 5 ou 6 retenus. Il n’a que quinze minutes pour
regarder le dossier.
6) Donner le choix aux retenus qui souhaitent quitter la France par leurs
propres moyens, dans la dignité. Par rapport à la famille là bas, ou pour
des raisons politiques, y'a des gens qui préfèrent repartir par leur
propres moyens. les juges ne veulent jamais donner des assignations à
résidence. Moi c'est mon cas par exemple, j'ai demandé au juge et il a
refusé.
7) Remédier aux conditions de mouvements, de déplacements avant et après
les audiences. On est réveillé à 6 h pour un audience à 10h, on attend 4 à
6h dans une pièce sale, qui sent l’urine.
8) Donner plus de temps aux retenus qui sortent libres pour préparer leur
départ au pays. Légalement on a que 8 jours, on ne peut rien préparer en 8
jours.
9) Arrêter les contrôles massifs et abusifs dans la rue qui portent
atteinte à la liberté.
10) Respecter le règlement intérieur : l’administration l’enfreind tout le
temps. Les personnes sont expulsées sans être prévenues qu'elles vont
l'être. Ils doivent nous le dire.
11) fermer les centres de rétention et régulariser les sans papiers.
Il fallait bien qu'on la mette quelque part quand même cette dernière
revendication !"

fermeturetention@yahoo.fr


Posté le 02/07/2009 | 5 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Changement de Préfet à Rennes

Le préfet Daubigny muté, Cadot arrive à Rennes

Publié le 1 juillet 2009 à 15h48. Actualisé le 1 juillet 2009 à 16h04.

 A la surprise générale, Jean Daubigny quitte ses fonctions. La date du changement n'est pas encore connue.

Ce mercredi, le conseil des ministres a nommé Michel Cadot nouveau préfet de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine. A la surprise générale, Jean Daubigny quitte ses fonctions. La date du changement n'est pas encore connue.

Ce mercredi 1er juillet, le conseil des ministres a nommé Michel Cadot nouveau préfet de Bretagne et d’Ille-et-Vilaine. L’énarque était jusqu’à présent directeur de Cabinet de Michelle Alliot-Marie au ministère de l’Intérieur. Agé de 55 ans, Michel Cado a également été directeur de cabinet de deux ministres de l’Agriculture : Dominique Bussereau (2005) et Michel Barnier (2007). Dans l’intervalle, il a conseillé Dominique de Villepin, alors Premier ministre.

 Jean Daubigny quitte Rennes

En poste depuis août 2006, Jean Daubigny, actuel préfet de région et de département, est muté préfet de la région Pays-de-Loire, préfet de Loire-Atlantique. Interrogé par le Mensuel de Rennes sur l'éventualité d'un départ la semaine dernière, Jean Daubigny avait pouffé de rire. "Pourquoi voulez-vous que je parte ? A partir du moment où un préfet reste plus de trois ans quelque part, on le voit déjà partir ailleurs... Un départ n'est pas à l'ordre du jour", s'exclamait-il. Visiblement, le remaniement ministériel a eu raison de sa volonté de rester en place à Rennes.

La date de la prise de fonction à Rennes du nouveau préfet de Bretagne n’est pas encore connue.


Posté le 02/07/2009 | 4 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

jeudi 2 juillet


Posté le 02/07/2009 | 3 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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